Cascais, Estoril : « Beverly Hills du Portugal»

Cascais, Estoril : « Beverly Hills du Portugal»

Cascais, Estoril : « Beverly Hills du Portugal»

 

Le James Bond de « Casino Royal » né ici??

cascais-femmeÊtre à Cascais, c’est d’abord découvrir une ville glamour dominée par une citadelle médiévale. Quand on s’enfonce dans ses petites rues piétonnes traditionnelles, lumineuses et colorées, on découvre un centre historique riche en architecture religieuse, militaire et civile, de petites maisons aux couleurs roses, bleues… des esplanades aux pavés blancs et noirs, jonchées de terrasses de cafés.??

Estoril : nid d’espion pendant la Seconde Guerre Mondiale
Ian Fleming travaillait pour la Naval Intelligence anglaise pendant la seconde guerre mondiale et c’est un voyage à Estoril en 1941 qui lui a inspiré l’histoire du premier volet des aventures de James Bond : Casino Royale. Le Portugal était un pays neutre sous la dictature d’Antonio Salazar et attirait les espions du monde entier qui s’y échangeaient des informations. Les nazis et leurs alliés avaient établi leurs quartier général à l’hôtel Do Parque et à The Atlantico tandis que les anglais et les américains avaient leurs habitudes au Palacio. En 1941, Ian Fleming et l’agent double yougoslave Dusan Popov fréquentaient le Spies Bar de l’hôtel Palacio qui existe toujours et jouaient au Casino d’Estoril, cadre du premier roman de James Bond (et qui appartient aujourd’hui à Stanley Ho, propriétaire de nombreux casinos à Macao). La légende dit que Dusan Popov aurait joué la totalité de ses frais de mission soit environ 400000 dollars à une table de Baccarat ce qui aurait impressionné l’assistance…
Dusan Popov était soupçonné d’être un agent double voire triple : il travaillait à l’origine pour les nazis puis pour les anglais. Il aurait ainsi informé les anglais trois à quatre mois avant l’attaque japonaise de Pearl Harbor, information non prise en compte par Edgar Hoover du fait de la moralité de Popov qui était surnommé Tricycle car il apparaissait souvent en public accompagné de trois filles (d’où les James Bond girls?) et pour d’autres raisons…Ian Fleming n’a cependant écrit son roman Casino Royale, inspirés de ces faits, qu’après guerre en 1952 en Jamaïque. Les amis de Ian Fleming disaient qu’il valait mieux qu’un romancier d’espionnage. Mais lui adorait se prélasser au soleil des Caraïbes ou…d’Estoril. Les derniers mots de l’écrivain lorsqu’il a été pris en charge par une ambulance lors son ultime crise cardiaque à 56 ans ont été les suivants : «Je suis désolé de vous déranger.Je ne sais pas comment vous avez fait pour venir si vite en depit des bouchons…» Un flegme tout britannique que n’aurait pas renié James Bond. Alain Coffre.

Contrairement à d’autres villes balnéaires, le flot de touristes n’est pas monstrueux et on peut vraiment apprécier la vie locale au contact des habitants. Le weekend, les Lisbonnais viennent se faire plaisir dans les nombreux petits restaurants approvisionnés chaque jour par le marché des pêcheurs…

A goûter absolument : la réputée langouste et sole de Cascais, les cent recettes de morues…

A quelques kilomètres sur la côte, à Guincho, se trouve d’ailleurs l’un des restaurants de poissons les plus réputés du monde, et favori de Bill Clinton quand il est de passage : le Porto Santa Maria.

On y déguste notamment un poisson recouvert d’une croute de sel au rendu ultra-juteux (mais étonnement peu salé), un « must-taste ». ??La ville voisine d’Estoril, à 5 minutes de là, abrite pour sa part le plus grand Casino d’Europe.

Pour la petite histoire, c’est ici, dans le très chic hôtel Palacio Estoril datant des années 30, qu’est né le James Bond de « Casino Royal ».

En 1941, Ian Fleming y séjourne et rencontre un espion qui se fait appeler Popov… A cette époque, on est en pleine Seconde guerre mondiale et le Portugal est neutre. De nombreuses familles royales d’Europe trouvent donc exil dans la région.

L’atmosphère y est douce, l’espionnage et la diplomatie secrète y sont maîtres… un cadre forcément inspirant pour Fleming.

Une partie du film On Her Majesty’s Secret Service sera justement tournée dans ce palace 5 étoiles, dont raffolait aussi Charles Trenet… (« Je quitte toujours l’Estoril le coeur serré »).

 

 

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http://www.businesstravel.fr/reportage-a-cascais-estoril-beverly-hills-du-portugal.HTML